Avant la naissance de la bastide, le territoire de Vergt s’organise autour de deux communautés établies de part et d’autre de la vallée du Vern : Saint-Jean de Vernhe et Sainte-Marie de Vernhe.

Séparés de quelques centaines de mètres, ils occupent les deux côtés de la vallée du Vern. Entre eux s’étend alors une zone humide et marécageuse qui contraint les déplacements et contribue à organiser les premiers chemins.

Saint-Jean semble être le plus ancien de ces deux noyaux. Son église est mentionnée dès 1156, tandis que la plus ancienne mention connue de la paroisse Sainte-Marie remonte à 1273.

La proximité de ces deux communautés constitue une particularité importante dans l’histoire de Vergt. Elles précèdent la création, entre les deux, d’un nouveau bourg organisé : la bastide de Vernh.

Le Vern, à l’origine d’un nom

Le paysage a également laissé son empreinte dans le nom de la commune.

Le ruisseau traversant la vallée était bordé de vergnes, nom donné localement aux aulnes qui apprécient les terrains humides. Le nom du lieu apparaît au cours de l’histoire sous différentes formes : Vernum, Vernhe, Vern, Verne ou encore Verg.

Ce n’est que beaucoup plus tard que s’imposera l’orthographe actuelle : Vergt.


À observer sur le plan

Le document représentant Vergt avant la création de la bastide permet de repérer Saint-Jean de Vernhe, Sainte-Marie de Vernhe, le cours du Vern et la zone humide qui les sépare.

Quelques siècles plus tard, c’est précisément dans cet espace que va se développer le cœur du Vergt actuel.